LA CULTURE DE L'ABRICOTIER EN HONGRIE

F. Nyújtó
La culture des abricotiers occupe la troisième place dans l'arboriculture. La pomme d'hiver et la prune sont les seules qui la précèdent. La production annuelle moyenne de 1961–1965 a été de 90 000 t. Le commerce en a acheté 29 000 t et l'exportation en a demandé 13 000 t. Le nombre d'arbres en 1967 a été de 6 870 000, 7,2% du total d'arbres fruitiers. Les exploitations fruitières occupent un territoire de 14 400 ha, dont la plupart a été plantée dans les dix dernières années. Beaucoup de vergers sont plus grands que 100–150 ha. 37% d'arbres se trouvent dans les exploitations. Cependant 60% de fruits achetés proviennent encore des vergers familiers, et des cultures associées à la vigne. La mise à fruits dans les exploitations réduira bientôt cette proportion.

La culture a aussi ses problèmes: 1, basse production moyenne (13 kg/arbre); 2. la récolte à temps; 3. dépérissement causé par apoplexie (5–6% par an); 4. alternance dans la production.

Il y a beaucoup de facteurs qui contribuent tous à donner une production insuffisante. L'un de ces facteurs est le dégât de gel, qui en Hongrie s'est présenté entre 1950–1968 dans la forme de deux gelées d'hiver (1956, 1960) et trois gelées de printemps (1959, 1962, 1968). La perte en récolte a été de 25–30%. L'autre facteur est l'apoplexie complète ou partielle, qui peut détruire 5–6% d'arbres au cour d'une année. La sécheresse cause beaucoup de dommages. Nous en avons deux ou trois en 10 ans. Dans les vieilles plantations 156–180 arbres ont été plantés par hectare (8 x 8 m ou 9 x 6 m d'écartment). A cause de l'apoplexie dans un verger de 14–15 ans il n'y a que 110–130 arbres qui sont restés, et qui, à cause des facteurs cités ci-dessus ne portent que 10 kg dans la moyenne de dix ans, c'est à dire 35–38 q/ha.

Les méthodes d'augmenter aujourd'hui la production sont les suivantes: Il faut augmenter le nombre d'arbres par hectare; avec la formation de la couronne il faut réussir à planter de 330–400 arbres par hectare (6 x 5 ou 5 x 5 m d'écartement). le dépérissement peut étre réduit à 2–3% par un choix plus soigneux du terrain et par la sélection des variétiés sur les portegreffes sélectionnés, et par un traitement plus hygiénique. Contre les gelées de printemps et la sêcheresse, l'arrosement par pluie rend grand service dans les territoire où il y a de l'eau en abondance.

Il y aussi le problème de la récolte. En Hongrie il y a deux variétiés principales: »Magyar Kajszi« (Abricot Hongrois) et »Rózsa barack« (Abricot rose), qui font 45% du groupe des variétés. La proportion de la Magyar Kajszi est en augmentation. Chacune des deux a besoin de 10–14 jours pour mûrir. 100 hectares de Magyar Kajszi murissent en 10–12 jours à une température de 28–32°C. Considérant une production moyenne nous aurons besoin de 560–700 travailleurs pour les cueillir, classifier et encaisser. Ce nombre est dix fois plus grand que le nombre de travailleurs permanents.

La mécanisation ne nous aide guère à éviter cet entassement de travail, parce que »Magyar Kajszi« est destinée pour l'exportation à l'état frais; le

Nyújtó, F. (1968). LA CULTURE DE L'ABRICOTIER EN HONGRIE. Acta Hortic. 11, 31-32
DOI: 10.17660/ActaHortic.1968.11.3
https://doi.org/10.17660/ActaHortic.1968.11.3

Acta Horticulturae