TECHNIQUE D'IRRIGATION EN ISRAËL

J. Catzeflis
1.1 Israël consacre à la recherche et à la vulgarisation le 2% du revenu agricole brut et y emploie 3000 personnes pour une population agricole active de 70 000 personnes. Les résultats de cet effort sont assez connus pour ne pas y revenir.

1.2 Même lorsqu'elle va très loin, la recherche vise des objectifs concrets, répondant à des besoins évidents. On pourrait objecter que les efforts destinés à "faire refleurir le désert" ne sont pas proportionnés au nombre de gens qui, en Israël, profiteraient du succès de ces recherches. Effectivement, les réalisations en vue représenteront, quantativement, peu de chose pour ce pays, mais ils seront, qualitativement, d'une portée immense en sa faveur et auront, de plus une large portée pratique pour les contrées arides ou semi-arides.

1.3 La politique agricole est souple; elle ne s'accroche ni à des lieux ni à des productions: si l'urbanisation chasse les agrumes de la plaine côtière, on les replante sur le plateau et dans le Negev Nord, quitte à fournir les moyens et techniques d'irrigation nécessaires; si un kibboutz de la Mer Morte voit ses tomates hâtives concurrencées par celles des serristes du plateau, il se tourne vers les manguiers.

1.4 On n'entrepend pas pour copier le voisin, On étudie à fond les avantages naturels qui désigneront la production susceptible d'être compétitive: un climat torride en été joint à un sol de pur sable permettra de faire des tomates précoces en pleine terre et à haut rendement (13 kg/m2, voir paragraphe 2.6).

Catzeflis, J. (1979). TECHNIQUE D'IRRIGATION EN ISRAËL. Acta Hortic. 89, 165-168
DOI: 10.17660/ActaHortic.1979.89.30
https://doi.org/10.17660/ActaHortic.1979.89.30
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Acta Horticulturae